Les options suivantes sont comprises :
-t, --type=
L'argument est une liste de types d'unités, séparés par des virgules, tels que
service et
socket. Lorsque les unités sont listées avec
list-units,
list-dependencies,
show ou
status, seules les unités des types indiqués sont affichées. Par défaut, les unités de tous types sont affichées.
La présence de l'argument help est un cas particulier : une liste des valeurs permises sera alors affichée et le programme s'arrêtera.
--state=
L'argument est une liste, séparée par des virgules, des états LOAD, SUB ou ACTIVE d'unité. Lorsque les unités sont listées avec
list-units,
list-dependencies,
show ou
status, seules celles dans les états spécifiés sont affichées. Utilisez
--state=failed ou
--failed pour n'afficher que les unités en échec.
La présence de l'argument help est un cas particulier : une liste des valeurs permises sera alors affichée et le programme s'arrêtera.
Rajouté dans la version 206.
-p, --property=
Lors de l'affichage des propriétés de l'unité, de la tâche, du gestionnaire, avec la commande
show, limiter l'affichage aux propriétés indiquées dans l'argument. L'argument doit être une liste de noms de propriété, séparés par des virgules, tels que « PID principal ». Sans indications, toutes les propriétés sont affichées. Si indiqué plus d’une fois, toutes les propriétés avec les noms spécifiés sont affichées. Le complètement de l'interpréteur est mis en œuvre pour les noms de propriété.
Pour le gestionnaire lui-même, systemctl show affichera toutes les propriétés disponibles, dont la plupart sont dérivées ou correspondent beaucoup aux options décrites dans systemd-system.conf(5)EN.
Les propriétés pour les unités varient en fonction du type d'unité, alors afficher toutes les unités (même les non existantes) est une façon de lister les propriétés se rapportant à ce type. De même, afficher toutes les tâches listera toutes les propriétés se rapportant à toutes les tâches. Les propriétés pour les unités sont documentées dans systemd.unit(5)EN et dans les pages sur les types individuels d'unités systemd.service(5)EN, systemd.socket(5)EN, etc.
-P
Équivalent à
--value --property=, c'est-à-dire afficher la valeur de la propriété sans le nom de la propriété ou « = ». Remarquez qu'utiliser
-P une fois affectera aussi toutes les propriétés listées avec
-p/
--property=.
Rajouté dans la version 246.
-a, --all
Lorsqu'on liste les unités avec
list-units, afficher aussi les unités inactives et celles qui suivent d'autres unités. Lors de l'affichage des propriétés de l'unité, de la tâche, du gestionnaire, afficher toutes les propriétés qu'elles soient définies ou pas.
Pour lister toutes les unités installées dans le système de fichiers, utilisez plutôt la commande list-unit-files.
Lorsqu'on liste les unités avec list-dependencies, cette option affiche récursivement les dépendances de toutes les unités dépendantes (par défaut, seules les dépendances des unités cibles sont affichées).
Lorsque utilisé avec status, afficher les messages du journal en entier, même si ceux-ci incluent des caractères non imprimables ou sont très longs. Par défaut, les champs avec des caractères non imprimables sont abrégés en « données binaires d'objet ». (Notez que le visionneur en mode terminal peut toujours protéger les caractères non imprimables.)
-r, --recursive
Lorsque les unités sont listées, afficher aussi les unités des conteneurs locaux. Les unités des conteneurs locaux seront préfixées avec le nom du conteneur, séparé par un simple caractère deux-points (« : »).
Rajouté dans la version 212.
--reverse
Afficher les dépendances inverses entre les unités avec
list-dependencies, c'est-à-dire les dépendances suivantes de type
WantedBy=,
RequiredBy=,
UpheldBy=,
PartOf=,
BoundBy=, au lieu de
Wants= et similaires.
Rajouté dans la version 203.
--after
Avec
list-dependencies, afficher les unités qui sont indiquées avant les unités indiquées. En d'autres termes, lister récursivement les unités qui suivent la dépendance
After=.
Notez que toute dépendance After= est automatiquement répliquée pour créer une dépendance Before=. Les dépendances temporelles peuvent être indiquées explicitement, mais sont créées implicitement pour des unités qui sont les cibles de WantedBy= (voir systemd.target(5)EN) et comme résultat d'autres directives (par exemple RequiresMountsFor=). À la fois les dépendances introduites explicitement et implicitement sont montrées avec list-dependencies.
Lorsque passé à la commande list-jobs, chaque tâche affichée indique quelles autres tâches l'attendent. Cette option peut être combinée avec --before pour afficher à la fois les tâches en attente pour chaque tâche ainsi que les tâches attendues par chaque tâche.
Rajouté dans la version 203.
--before
Avec
list-dependencies, afficher les unités qui sont indiquées après l'unité indiquée. En d'autre termes, lister récursivement les unités qui suivent la dépendance
Before=.
Lorsque passée à la commande list-jobs, afficher pour chaque tâche affichée quelles autres tâches elle attend. Peut être combinée avec --after pour afficher à la fois les tâches en attente pour chaque tâches et toutes les tâches attendues par chaque tâche.
Rajouté dans la version 212.
--with-dependencies
Lorsque utilisée avec
status,
cat,
list-units et
list-unit-files, ces commandes affichent toutes les unités indiquées et les dépendances de ces unités.
Les options --reverse, --after et --before peuvent être utilisées pour changer les types de dépendance à afficher.
Rajouté dans la version 245.
-l, --full
Ne pas réduire les noms d'unité, les entrées d'arbre de processus, la sortie du journal, ou tronquer les descriptions d'unité dans les sorties de
status,
list-units,
list-jobs et
list-timers.
Afficher aussi les cibles d'installation dans la sortie de is-enabled.
--value
Lors de l'affichage des propriétés avec
show, n'afficher que la valeur et ignorer le nom de propriété et « = ». Voir aussi l'option
-P ci-dessus.
Rajouté dans la version 230.
--show-types
Lors de l'affichage de sockets, afficher le type de socket.
Rajouté dans la version 202.
--job-mode=
Lors de la mise en file d'attente d'une nouvelle tâche, cette option contrôle comment composer avec les autres tâches déjà en attente. Elle prend une des valeurs « fail », « replace », « replace-irreversibly », « isolate », « ignore-dependencies », « ignore-requirements », « flush », « triggering » ou « restart-dependencies ». La valeur par défaut est « replace », excepté lors de l'utilisation de la commande
isolate qui implique le mode de tâche « isolate ».
Si « fail » est indiqué et qu'une opération demandée est en conflit avec une tâche en attente (plus exactement qu'une tâche de démarrage déjà en attente doit s'inverser en tâche d'arrêt ou vice-versa), cela fait échouer l'opération.
Si « replace » (valeur par défaut) est indiqué, toutes les tâches en attente en conflit seront remplacées, si nécessaire.
Si « replace-irreversibly » est indiqué, agir comme « replace », mais marquer aussi les nouvelles tâches comme irréversibles. Cela anticipe de futures transactions conflictuelles de remplacement de ces tâches (ou même d'être mis en file d'attente alors que des tâches irréversibles sont encore en attente). Les tâches irréversibles peuvent toujours être annulées avec la commande cancel. Ce mode de tâche doit être utilisé sur toutes les transactions qui apparaissent dans shutdown.target.
« isolate » n'est valable que pour les opérations de démarrage et cause l'arrêt des autres unités quand l'unité indiquée est démarrée. Ce mode est toujours utilisé lorsque la commande isolate est utilisée.
« flush » causera l'annulation de toutes les tâches en file d'attente lorsque la nouvelle tâche sera mise en file d'attente.
Si « ignore-dependencies » est indiqué, toutes les dépendances d'unité sont ignorées pour cette nouvelle tâche et l'opération est exécutée immédiatement. Si passée, aucune unité requise de l'unité passée ne sera appellée et aucune dépendance d'ordre de déroulement ne sera honorée. Cela est surtout un outil de l'administrateur pour le débogage et le sauvetage et ne devrait pas être utilisé par les applications.
« ignore-requirements » est similaire à « ignore-dependencies », mais fait seulement que les dépendances requises soient ignorées, alors que les dépendances d'ordre de déroulement seront quand même honorées.
« triggering » ne devrait être utilisé qu'avec systemctl stop. Dans ce mode, l'unité indiquée et toute unité active qui la déclenche sont stoppées. Voir la discussion sur Triggers= dans systemd.unit(5)EN pour plus d'informations sur les unités de déclenchement.
« restart-dependencies » ne peut être utilisé qu'avec systemctl start. Dans ce mode, les dépendances de l'unité indiquée recevront une propagation de demande de redémarrage comme si une tâche de redémarrage avait été mise en liste d'attente pour l'unité.
Rajouté dans la version 209.
-T, --show-transaction
Lors de la mise en file d'attente d'une tâche d'unité (par exemple comme effet de l'invocation de
systemctl start ou similaire), afficher une brève information sur toutes les tâches en file d'attente, couvrant à la fois la tâche demandée et celles ajoutées à cause des dépendances d'unité. Remarquez que la sortie n'inclura que les tâches qui font immédiatement partie de la transaction demandée. Il se peut que le code du programme du service de démarrage exécuté comme effet des tâches en file d'attente puisse demander d'activer d'autres tâches. Cela signifie que le complètement des tâches listées peut ultérieurement impliquer plus de tâches que celles listées.
Rajouté dans la version 242.
--fail
Raccourci pour
--job-mode=fail.
Lorsque utilisé avec la commande kill, si aucune unité n'est tuée, l'opération provoque une erreur.
Rajouté dans la version 227.
--check-inhibitors=
Lorsque le système demande un état shutdown ou sleep, cette option contrôle la vérification des verrous inhibiteurs, les valeurs possibles sont « auto », « yes » ou « no ». Par défaut c'est « auto » qui se comporte comme « yes » pour les invocations interactives (c'est-à-dire depuis une console TTY) et « no » pour les invocations non interactives. Avec « yes » la demande respecte les verrous inhibiteurs, et avec « no » elle les ignore.
Les applications peuvent établir des verrous inhibiteurs pour éviter l'interruption de certaines opérations importantes (comme la gravure d'un CD) par un arrêt ou une hibernation du système. Tous les utilisateurs peuvent poser ces verrous et les utilisateurs privilégiés peuvent outrepasser ces verrous. Si des verrous sont posés, les demandes d'arrêt et sommeil devraient normalement échouer (à moins de privilèges). En tout cas, si « no » est indiqué ou « auto » indiqué sur une demande non interactive, l'opération sera tentée. Si les verrous sont présents, l'opération peut nécessiter des privilèges supplémentaires.
L'option --force fournit un autre moyen de passer outre les inhibiteurs.
Rajouté dans la version 248.
-i
Raccourci pour
--check-inhibitors=no.
Rajouté dans la version 198.
--dry-run
Seulement afficher ce qui doit être fait. Actuellement pris en charge par les termes
halt,
poweroff,
reboot,
kexec,
suspend,
hibernate,
hybrid-sleep,
suspend-then-hibernate,
default,
rescue,
emergency et
exit.
Rajouté dans la version 236.
-q, --quiet
Supprimer l'affichage des résultats des diverses commandes et aussi les notes à propos des lignes de journal tronquées. Cette option ne supprime pas la sortie des commandes pour lesquelles la sortie affichée est le seul résultat (comme show). Les erreurs sont toujours affichées.
--no-warn
Ne pas générer les avertissements affichés par défaut dans les cas suivants :
•lorsque systemctl est invoqué sans procfs monté sur /proc/ ;
•lors de l'utilisation de enable ou disable sur des unités sans informations d'installation (c'est-à-dire ayant ou n'ayant pas une section [Install] vide),
•lors de l'utilisation de disable combinée avec --user sur des unités activées pour une portée globale,
•lorsqu'une unité affectée par les commandes stop, disable ou mask a encore des unités de déclenchement actives.
Rajouté dans la version 253.
--no-block
Ne pas attendre de manière synchrone que l'opération demandée finisse. Si cette option n'est pas indiquée, la tâche sera vérifiée, mise en file d'attente et systemctl attendra que le démarrage de l'unité soit terminé. En passant cet argument, elle est seulement vérifiée et mise en file d'attente. Cette option ne doit pas être combinée avec wait.
--wait
Attendre de manière synchrone que les unités démarrées se terminent de nouveau. Cette option ne doit pas être combinée avec
--no-block. Remarquez que l'attente peut s'éterniser si une unité donnée ne termine jamais (d'elle-même ou en étant stoppée explicitement) ; particulièrement les services qui utilisent « RemainAfterExit=yes ».
Lorsque utilisée avec is-system-running, attendre que le processus d'amorçage soit terminé avant de rendre la main.
Rajouté dans la version 232.
--user
Échanger avec le manager de service de l'utilisateur appelant plutôt qu'au manager de service du système.
--system
Échanger avec le manager de service du système. C'est la valeur implicite par défaut.
--failed
Lister les unités en état d'échec. Cette option est équivalente à
--state=failed.
Rajouté dans la version 233.
--no-wall
Ne pas envoyer de message wall avant l'arrêt, l'extinction et le redémarrage.
--global
Lorsque utilisée avec enable et disable, opérer sur le répertoire de la configuration globale de l'utilisateur, activant ou désactivant ainsi globalement un fichier d'unité pour les connexions futures de tous les utilisateurs.
--no-reload
Lorsque utilisée avec enable et disable, ne pas recharger implicitement la configuration du démon après avoir exécuté les changements.
--no-ask-password
Lorsque utilisée avec start et autres commandes apparentées, désactiver la demande de mots de passe. Les services en arrière-plan peuvent demander d'entrer une chaîne de mot de passe ou de phrase secrète, par exemple pour des certificats de chiffrement ou déverrouiller un disque dur du système. À moins que cette option ne soit indiquée et la commande passée depuis un terminal, systemctl demandera à l'utilisateur sur le terminal les informations confidentielles nécessaires. Utiliser cette option permet d'éviter ce comportement. Dans ce cas, le mot de pase devra être fourni d'une autre manière (par exemple des agents de mot de passe graphiques) ou le service pourrait échouer. Cette option désactive aussi les demandes d'authentification aux utilisateurs pour des opérations privilégiées.
--kill-whom=
Lorsque utilisée avec
kill, choisir à quels processus envoyer un signal de processus UNIX. Les valeurs possibles sont
main,
control ou
all pour sélectionner s'il faut tuer seulement le processus principal, le processus de contrôle ou tous les processus de l'unité. Le processus principal de l'unité est celui qui en définit la durée de vie. Le processus de contrôle d'une unité est celui qui est appelé par le gestionnaire pour y induire un changement d'état. Par exemple, tous les processus démarrés en raison des réglages d'unités de service
ExecStartPre=,
ExecStop= ou
ExecReload= sont des processus de contrôle. Notez qu'il n'y a qu'un processus de contrôle par unité à la fois, de même qu'un seul changement d'état est exécuté à la fois. Pour les services du type
Type=forking, le processus initial démarré par le gestionnaire pour
ExecStart= est un processus de contrôle, tandis que le processus ultérieurement fourché par celui-ci est alors considéré comme processus principal de l'unité (s'il peut être déterminé). Cela est différent pour les unités de service d'autres types, où le processus fourché par le gestionnaire pour
ExecStart= est toujours le processus principal lui-même. Une unité de service consiste en aucun ou un processus principal, aucun ou un processus de contrôle plus un certain nombre de processus supplémentaires. Tous les types d'unité ne gèrent cependant pas les processus de ces types. Par exemple, pour les unités de montage les processus de contrôle sont définis (ce sont les appels à /usr/bin/mount et /usr/bin/umount), mais aucun processus principal n'est défini. S'il est omis, c'est par défaut
all.
Rajouté dans la version 252.
--kill-value=INT
Si utilisé avec la commande
kill, mettre un signal en file d'attente ainsi que la valeur entière indiquée comme paramètre pour le(s) processus spécifié(s). Cette opération n'est possible que pour les signaux POSIX en temps réel (c'est-à-dire
--signal=SIGRTMIN+... ou
--signal=SIGRTMAX-...), et assure que les signaux sont générés par l'appel système
sigqueue(3) plutôt que par
kill(3). La valeur indiquée doit être un entier signé 32 bits et doit être indiquée en décimal, en hexadécimal (si préfixée avec « 0x »), en octal (si préfixée avec « 0o »), ou en binaire (si préfixée avec « 0b »).
Si cette option est utilisée, le signal ne sera mis en file d'attente que pour le processus principal ou de contrôle de l'unité, jamais pour d'autres processus de l'unité, c'est-à-dire --kill-whom=all n'affectera que les processus de contrôle et principal et pas les autres processus.
Rajouté dans la version 254.
-s, --signal=
Lorsque utilisée avec
kill, choisir quel signal sera envoyé aux processus sélectionnés. Il doit s'agir d'un des indicateurs de signal bien connus tel que
SIGTERM,
SIGINT ou
SIGSTOP. Si omis, le signal est
SIGTERM par défaut.
La valeur spéciale « help » va lister les valeurs connues et le programme s'arrêtera immédiatement ; la valeur spéciale « list » listera les valeurs connues avec leur numéro de signal et le programme quittera immédiatement.
--what=
Sélectionner quel type de ressource par unité à supprimer lorsque la commande
clean est passée, voir ci-dessus. Les valeurs possibles sont
configuration,
state,
cache,
logs,
runtime ou
fdstore pour choisir le type de ressources. Cette option peut être indiquée plus d'une fois, auquel cas tous les types de ressource indiqués sont supprimés. Est aussi acceptée la valeur spéciale
-all comme raccourci pour indiquer les six types de ressources. Si cette option n'est pas indiquée, ce sera, par défaut, une combinaison de
-cache,
-runtime et
fdstore, c'est-à-dire les trois sortes de ressources qui sont généralement considérées comme redondantes et qui peuvent être reconstruites lors de prochains appels. Notez que la suppression explicite du type de ressource
fdstore n'est utile que si l'option
FileDescriptorStorePreserve= est activée, puisque le magasin de descripteur de fichier est autrement nettoyé automatiquement quand l'unité est stoppée.
Rajouté dans la version 243.
-f, --force
Lorsque utilisée avec
enable, écraser tout lien symbolique conflictuel existant.
Quand utilisée avec edit, créer toutes les unités indiquées qui n'existent pas déjà.
Lorsque utilisée avec halt, poweroff, reboot ou kexec, exécuter l'opération indiquée sans éteindre toutes les unités. Néanmoins, tous les processus seront tués de force et tous les systèmes de fichiers seront démontés ou remontés en lecture seule. Il s'agit par conséquent d'une option assez radicale, mais relativement sûre pour demander un réamorçage immédiat. Si --force est indiquée deux fois pour ces opérations (avec une exception pour kexec), elles seront exécutées immédiatement sans terminer aucun processus ni démonter de système de fichiers. Attention : indiquer deux fois --force pour l'une de ces opérations peut résulter en une perte de données. Remarquez que quand --force est indiquée deux fois, l'opération sélectionnée est exécutée par systemctl lui-même et le gestionnaire de système n'est pas contacté. Cela signifie que la commande devrait réussir même lorsque le gestionnaire du système a planté.
--message=
Lorsque utilisée avec
halt,
poweroff ou
reboot, présenter un court message expliquant la raison de l'opération. Le message sera journalisé avec le message d'extinction par défaut.
Rajouté dans la version 225.
--now
Lorsque utilisée avec
enable, les unités seront aussi démarrées. Lorsque utilisée avec
disable ou
mask, les unités seront aussi stoppées. L'opération de démarrage ou d'arrêt n'est effectuée que lorsque les opérations respectives
enable ou
disable ont réussies.
Rajouté dans la version 220.
--root=
Lorsque utilisée avec enable/disable/is-enabled (ou commandes assimilées), utiliser le chemin racine indiqué pour chercher des fichiers d'unité. Si cette option est présente, systemctl agira directement sur le système de fichiers au lieu de communiquer avec le démon systemd pour effectuer les changements.
--image=image
Cette option prend pour valeur un chemin vers un fichier d'image disque ou un nœud de périphérique bloc. Si elle est définie, toutes les opérations sont appliquées au système de fichiers dans l'image disque indiquée. Cette option est similaire à
root=, mais opère sur les systèmes de fichiers stockés dans des images disque ou des périphériques blocs. L'image disque peut contenir seulement un système de fichiers ou un ensemble de systèmes de fichiers dans une table de partition GPT, en accord avec la
Discoverable Partitions Specification[2]. Pour plus d'informations sur les images disque prises en charge, voir le commutateur (switch) de
systemd-nspawn(1) du même nom.
Rajouté dans la version 252.
--image-policy=politique
Cette option prend pour argument une image de chaine de politique, comme pour
systemd.image-policy(7)EN. La politique est imposée lors d'une opération sur l'image disque indiquée par
--image=, voir ci-dessus. C'est par défaut la politique « * » si rien n'est indiqué, c'est-à-dire tous les systèmes de fichiers reconnus de l'image sont utilisés.
--runtime
Lorsque utilisée avec
enable,
disable,
edit (et les commandes en relation), n'appliquer les changements que de manière temporaire, de manière qu'ils soient perdus lors de l'amorçage suivant. Cela a pour effet que les changements ne sont pas fait dans les sous-répertoires de /etc mais dans /run, avec des effets immédiats identiques ; cependant, comme /run est perdu lors du réamorçage, les changements sont perdus aussi.
De façon similaire, lorsque utilisée avec set-property, appliquer les changements seulement temporairement, de façon qu'ils soient perdus au réamorçage suivant.
--preset-mode=
Cette option prend pour valeur un des modes « full » (par défaut), « enable-only » ou « disable-only ». Lorsque utilisée avec les commandes
preset ou
preset-all, contrôler quelles unités devraient être désactivées et activées en accord avec les règles prédéfinies, ou seulement activées ou désactivées.
Rajouté dans la version 215.
-n, --lines=
Lorsque utilisée avec status, contrôler le nombre de lignes du journal à afficher, en comptant depuis les plus récentes. Cette option prend pour valeur un entier positif ou 0 pour désactiver la sortie du journal ; La valeur par défaut est 10.
-o, --output=
Lorsque utilisée avec
status, contrôler le formatage des entrées du journal qui sont affichées. Pour les choix disponibles, voir
journalctl(1)EN. Le choix par défaut est « short ».
--firmware-setup
Lorsque utilisée avec la commande
reboot, indiquer au micrologiciel du système de redémarrer dans l'interface de configuration du micrologiciel. Notez que cette fonction n'est pas disponible sur tous les systèmes.
Rajouté dans la version 220.
--boot-loader-menu=délai
Lorsque utilisée avec la commande
reboot, indiquer au chargeur d'amorçage du système d'afficher le menu du chargeur d'amorçage lors des démarrages suivants. Prendre une valeur de temps comme paramètre — indiquant la temporisation du menu. Passer zéro pour désactiver la temporisation du menu. Notez que les chargeurs d'amorçage ne gèrent pas tous cette fonctionnalité.
Rajouté dans la version 242.
--boot-loader-entry=ID
Lorsque utilisée avec la commande
reboot, indiquer au chargeur de démarrage du système d'amorcer dans une entrée de chargeur de démarrage indiqué lors du prochain amorçage. Cette option prend pour valeur un identifiant d'entrée de chargeur d'amorçage comme argument, ou « help » pour lister les entrées disponibles. Notez que les chargeurs d'amorçage ne gèrent pas tous cette fonctionnalité.
Rajouté dans la version 242.
--reboot-argument=
Cette commande est utilisée avec
reboot. La valeur est spécifique au micrologiciel et à l'architecture. Par exemple, « recovery » pourrait être utilisée pour déclencher la récupération du système, et « fota » (« firmware over the air ») pourrait être utilisée pour déclencher les mises à jour à distance.
Rajouté dans la version 246.
--plain
Lorsque utilisée avec
list-dependencies,
list-units ou
list-machines, la sortie est affichée sous forme de liste plutôt que d'arbre et les puces rondes sont omises.
Rajouté dans la version 203.
--timestamp=
Changer le format des horodatages affichés. Les valeurs suivantes peuvent être utilisées :
pretty (valeur par défaut)
"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS TZ"
Rajouté dans la version 248.
unix
"@secondes-depuis-époque-UNIX"
Rajouté dans la version 251.
us, μs
"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS.UUUUUU TZ"
Rajouté dans la version 248.
utc
"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS UTC"
Rajouté dans la version 248.
us+utc, μs+utc
"Jour YYYY-MM-DD HH:MM:SS.UUUUUU UTC"
Rajouté dans la version 248.
Rajouté dans la version 247.
--mkdir
Lorsque utilisée avec
bind, créer le répertoire ou le fichier de destination avant d'appliquer le montage bind. Remarquez que même si le nom de cette option suggère qu'elle n'est appropriée que pour les répertoires, cette option créée aussi le nœud de fichier de destination sur lequel faire le montage si l'objet à monter n'est pas un répertoire, mais un fichier classique, un nœud de périphérique, un socket ou une file FIFO.
Rajouté dans la version 248.
--marked
Seulement permise avec
reload-or-restart. Mettre en file d'attente les tâches de redémarrage pour toutes les uités qui sont marquées « needs-restart » et recharger les tâches pour les unités qui sont marquées « needs-reload ». Lorsqu'une unité marquée pour le rechargement ne gère pas le rechargement, le redémarrage sera mis en file d'attente. Ces propriétés peuvent être définies en utilisant
set-property Markers=....
À moins que --no-block ne soit utilisé, systemctl attendra que les tâches dans la file soient terminées.
Rajouté dans la version 248.
--read-only
Lorsque utilisée avec
bind, créer un montage bind en lecture seule.
Rajouté dans la version 248.
--drop-in=NOM
Lorsque utilisée avec
edit, utiliser
NOM comme nom de fichier de remplacement au lieu de override.conf.
Rajouté dans la version 253.
--when=
Lorsque utilisée avec
halt,
poweroff,
reboot ou
kexec, programmer l'action pour être effectuée à l'horodatage donné, qui doit être de la même syntaxe que celle documentée dans la section « PARSING TIMESTAMPS » de
systemd.time(7)EN. Particulièrement si « show » est donné, l'action programmée actuellement sera montrée, ce qui peut être annulé en passant une chaîne vide ou « cancel ».
Rajouté dans la version 254.
-H, --host=
Effectuer l'opération à distance. Indiquez un nom d'hôte, ou un nom d'utilisateur et un nom d'hôte séparés par un « @ », auquel se connecter. Le nom de l'hôte peut, de façon optionnelle, être suffixé par un port sur lequel ssh écoute, séparé par un « : », puis le nom d'un conteneur, séparé par un « / », ce qui connecte alors directement à un conteneur donné sur l'hôte. Cela utilisera SSH pour dialoguer avec le contrôleur de la machine distante. Les noms des conteneurs peuvent être énumérés avec machinectl -H HOST. Mettre les adresses IPv6 entre crochets.
-M, --machine=
Effectuer l'opération dans un conteneur local. Précisez le nom d'un conteneur auquel se connecter, optionnellement préfixé par le nom sous lequel se connecter et un caractère de séparation « @ ». Si la chaîne spéciale « .host » est utilisée à la place du nom du conteneur, une connexion au système local se produit (ce qui est utile pour se connecter à au bus d'un utilisateur particulier ) : « --user --machine=lennart@.host »). Si la syntaxe « @ » n'est pas utilisée, la connexion est réalisée en tant que superutilisateur. Si la syntaxe « @ » est utilisée, le côté gauche ou le côté droit peuvent être omis (mais pas les deux à la fois), auquel cas le nom de l'utilisateur local et « .host » sont implicites.
--no-pager
Ne pas rediriger (pipe) la sortie vers un afficheur (pager).
--legend=BOOL
Activer ou désactiver l'affichage de la légende, c'est-à-dire les en-têtes de colonne et les bas de page avec les notes. La légende est affichée par défaut, à moins qu'elle ne soit désactivée avec --quiet ou similaire.
-h, --help
Afficher un aide-mémoire succinct et quitter.
--version
Afficher une information de version courte et quitter.
$SYSTEMD_EDITOR
Éditeur à utiliser pour éditer des unités ; écrase
$EDITOR et
$VISUAL. Si ni
$SYSTEMD_EDITOR, ni
$EDITOR, ni
$VISUAL ne sont présents ou si cette variable est définie par une chaîne vide ou si leur exécution a échoué,
systemctl essaiera d'exécuter les éditeurs bien connus dans cet ordre :
editor(1),
nano(1),
vim(1),
vi(1).
Rajouté dans la version 218.
$SYSTEMD_LOG_LEVEL
Le niveau maximal de journalisation des messages émis (les messages avec un niveau de journalisation plus élevé, c'est-à-dire les moins importants seront supprimés). Soit un de ces niveaux (par ordre d'importance décroissante)
emerg,
alert,
crit,
err,
warning,
notice,
info,
debug ou un entier dans l'intervalle 0...7. Consultez
syslog(3) pour plus d'informations.
$SYSTEMD_LOG_COLOR
Un booléen. Si la valeur est vrai, les messages écrits sur le terminal seront colorés selon la priorité.
Ce réglage est utile uniquement quand les messages sont écrits directement dans un terminal ou un fichier parce que journalctl(1)EN et d'autres outils qui affichent des journaux coloreront par eux-mêmes les messages selon le niveau de journalisation.
$SYSTEMD_LOG_TIME
Un booléen. Si la valeur est vrai, les messages du journal de la console seront préfixés d'un horodatage.
Ce réglage est utile uniquement quand les messages sont écrits directement dans un terminal ou un fichier parce que journalctl(1)EN et d'autres outils qui affichent des journaux attacheront par eux-mêmes un horodatage selon les métadonnées de l'entrée.
$SYSTEMD_LOG_LOCATION
Un booléen. Si la valeur est vrai, les messages seront préfixés par un nom de fichier et du numéro de ligne du code source d'où vient le message.
Notez que l'emplacement du journal est souvent attaché comme métadonnée aux entrées du journal de toute façon. L'inclure directement dans le texte du message peut néanmoins être opportun lors du débogage de programmes.
$SYSTEMD_LOG_TARGET
Destination pour journaliser les messages. Une des destinations parmi
console (journaliser dans le terminal attaché),
console-prefixed (journaliser dans le terminal attaché, mais avec des préfixes qui codent le niveau et le « service » de journalisation, consultez
syslog(3)),
kmsg (journaliser dans le tampon de journalisation circulaire du noyau),
journal (journaliser dans le journal),
journal-or-kmsg (journaliser dans le journal s'il est disponible et sinon dans kmsg),
auto (déterminer automatiquement la cible appropriée de journalisation , c'est la destination par défaut),
null (désactive la sortie de journalisation).
$SYSTEMD_PAGER
Afficheur à utiliser lorsque
--no-pager n'est pas précisé ; outrepasse
$PAGER. Si ni
$SYSTEMD_PAGER, ni
$PAGER n'ont de valeur, un ensemble d’afficheurs bien connus sont essayés à tour de rôle, incluant
less(1)EN et
more(1), jusqu'à ce qu'il y en ait un qui soit trouvé. Si aucun afficheur n'est trouvé, aucun afficheur n'est appelé. Définir cette variable d'environnement à une chaîne vide ou à « cat » est équivalent à l'utilisation de
--no-pager.
Remarque : si $SYSTEMD_PAGERSECURE n'est pas défini, $SYSTEMD_PAGER (tout comme $PAGER) sera ignoré silencieusement.
$SYSTEMD_LESS
Outrepasser les options passées à
less (par défaut « FRSXMK »).
Les utilisateurs voudront peut-être changer deux options en particulier :
K
Cette option ordonne à l’afficheur de quitter immédiatement lorsque Ctrl+C est entré. Pour permettre à
less de gérer Ctrl+C lui-même le retour à l'invite de commande de l’afficheur, ne pas fournir cette option.
Si la valeur de $SYSTEMD_LESS n'inclut pas « K » et si l’afficheur appelé est less, Ctrl+C sera ignoré par l'exécutable et doit être géré par l’afficheur.
X
Cette option ordonne à l’afficheur de ne pas envoyer les chaînes d'initialisation et de désinitialisation de termcap au terminal. C'est le choix par défaut afin de permettre aux sorties des commandes de rester visibles dans le terminal même après que l’afficheur soit fermé. Toutefois, cela empêche quelques fonctionnalités de l’afficheur de fonctionner, en particulier, il n'est pas possible de faire défiler les sorties affichées avec la souris.
Voir less(1)EN pour plus de détails.
$SYSTEMD_LESSCHARSET
Outrepasser le jeu de caractères passé à less (par défaut « utf-8 », si le terminal invoqué est compatible avec l'UTF-8).
$SYSTEMD_PAGERSECURE
Prend un argument booléen. Quand c'est « vrai », le mode « secure » de l'afficheur est activé et quand c'est « faux », il est désactivé. Si
$SYSTEMD_PAGERSECURE n'est pas du tout défini, le mode « secure » est activé si l'UID effectif n'est pas le même que celle du propriétaire de la session connectée, consulter
geteuid(2) et
sd_pid_get_owner_uid(3). En mode « secure »,
LESSSECURE=1 sera défini lors de l'invocation de l'afficheur et l'afficheur désactivera les commandes qui ouvrent ou créent de nouveaux fichiers ou lancent de nouveaux sous-processus. Quand
$SYSTEMD_PAGERSECURE n'est pas du tout défini, les afficheurs qui ne sont pas reconnus comme implémentant le mode « secure » ne seront pas utilisés. (Actuellement seul
less(1)EN implémente le mode « secure ».)
Note : quand des commandes sont invoquées avec des privilèges élevés, par exemple avec sudo(8)EN ou pkexec(1), des précautions doivent être prises pour s'assurer que des fonctions interactives indésirables ne sont pas activées. Le mode « Secure » de l'afficheur interactif peut être activé automatiquement comme décrit plus haut. Définir SYSTEMD_PAGERSECURE=0 ou ne pas le supprimer de l'environnement hérité autorise l'utilisateur à invoquer des commandes arbitraires. Notez que si les variables $SYSTEMD_PAGER ou $PAGER doivent être respectées, $SYSTEMD_PAGERSECURE doit aussi être défini. Il pourrait être raisonnable de désactiver complètement l'afficheur interactif en utilisant plutôt --no-pager.
$SYSTEMD_COLORS
Prend un argument booléen. Quand c'est « vrai », systemd et les utilitaires liés utiliseront la couleur pour leurs sorties, autrement, la sortie sera monochrome. En plus, la variable peut prendre une des valeurs spéciales suivantes : 16 ou 256 pour limiter l'usage des couleurs aux couleurs ANSI base 16 ou base 256 respectivement. Cela peut être précisé pour outrepasser la décision automatique prise sur $TERM et quel que soit ce à quoi la console est connectée.
$SYSTEMD_URLIFY
La valeur doit être un booléen. Contrôle si les liens cliquables doivent être générés dans la sortie pour des émulateurs de terminaux le prenant en charge. Cela peut être indiqué pour passer outre la décision faite par systemd basée sur $TERM et d'autres conditions.