- --bind-address=ADDRESS
- Lors des connexions TCP/IP client, l'attacher à ADDRESS sur la machine locale. ADDRESS peut être indiquée comme un nom d'hôte ou une adresse IP. Cette option peut être utile si votre machine est attachée à plusieurs IP.
- --bind-dns-address=ADDRESS
- [seulement avec libcares] Cette adresse surcharge la route pour les requêtes DNS. Si vous avez besoin de contourner les réglages standard de /etc/resolv.conf, cette option avec --dns-servers est votre amie.ADDRESS doit être spécifiée comme une adresse soit IPV4, soit IPV6. wget doit être construit avec libcares pour que cette option soit disponible.
- --dns-servers=ADDRESSES
- [seulement avec libcares] Les adresses données écrasent les adresses du serveur de noms standard, par exemple comme configuré dans /etc/resolv.conf. Les ADDRESSES doivent être spécifiées en adresses IPV4 ou IPV6 séparées par des virgules. wget a besoin d'être construit avec libcares pour que cette option soit disponible.
- -t nombre
- --tries=nombre
- Définir le nombre d'essais à nombre. Spécifier 0 ou inf pour réessayer indéfiniment. Par défaut, la commande réessaie 20 fois, à l'exception des erreurs fatales comme "connection refused" ou "not found" (404), qui ne sont pas réessayées.
- -O fichier
- --output-document=fichier
- Les documents ne seront pas écrits dans les fichiers appropriés, mais seront tous concaténés et écrits dans fichier. Si - est utilisé comme fichier, les documents seront écrits sur la sortie standard, désactivant la conversion de liens. (Utilisez ./- pour écrire dans un fichier littéralement appelé -.)
L'utilisation de -O ne signifie pas simplement « utiliser le nom fichier au lieu de celui dans l'URL ». Cela est plutôt similaire à une redirection d'interpréteur : wget -O fichier http://truc est destiné à fonctionner comme wget -O - http://truc > fichier . fichier sera tronqué immédiatement et tout le contenu téléchargé sera écrit là.
Pour cette raison, -N (pour le contrôle d'horodatage) n'est pas pris en charge en combinaison avec -O : dans la mesure où fichier est tout le temps nouvellement créé, il aura toujours un horodatage très récent. Un avertissement sera affiché si la combinaison des deux est utilisée.
De même, l'utilisation de -r ou -p avec -O peut ne pas fonctionner comme vous voudriez : wget ne téléchargera pas seulement le premier fichier dans fichier et ensuite le reste dans leurs noms courants : tout le contenu téléchargé sera placé dans fichier. Cela a été désactivé dans la version 1.11, mais a été réimplanté (avec un avertissement) dans la version 1.11.2, puisqu'il y a des cas où ce fonctionnement peut avoir une certaine utilité.
Une combinaison avec -nc n'est acceptée que si le fichier donné en sortie n'existe pas.
Remarquez qu'une combinaison avec -k n'est permise que lors du téléchargement d'un seul document, car dans ce cas il convertira seulement toutes les URl relatives en URL externes ; -k n'a pas de sens pour des URl multiples lorsqu'elles sont toutes téléchargées dans un seul fichier ; -k ne peut être utilisé que lorsque la sortie est un fichier normal.
- -nc
- --no-clobber
- Si un fichier est téléchargé plus d'une fois dans le même répertoire, le comportement de wget dépend de quelques options, incluant -nc. Dans certains cas, le fichier local sera corrompu ou écrasé après un téléchargement répété. Dans d'autres cas, il sera préservé.
Lorsque wget est lancé sans -N, -nc, -r ou -p, le téléchargement du même fichier dans le même répertoire préservera la copie d'origine de fichier et la seconde copie sera nommée fichier.1. Si ce fichier est à nouveau téléchargé, la troisième copie sera nommée fichier.2, et ainsi de suite. (Cela est aussi le comportement avec -nd, même si -r ou -p sont effectifs.) Lorsque -nc est spécifié, ce comportement est supprimé, et wget refusera de télécharger de nouvelles copies de fichier. Par conséquent, « no-clobber » est en fait un terme mal choisi dans ce mode -- ce n'est pas la corruption qui est empêchée (comme les suffixes numériques empêchent déjà la corruption), mais plutôt l'enregistrement de plusieurs versions qui est empêché.
Lorsque wget est lancé avec -r ou -p, mais sans -N, -nd ou -nc, télécharger à nouveau un fichier résultera en ce que la nouvelle copie écrasera simplement la précédente. Ajouter -nc empêchera ce comportement, provoquant plutôt la préservation de la version originale et faisant que les copies plus récentes sur le serveur seront ignorées.
Lors du lancement de wget avec -N, avec ou sans -r ou -p, la décision de télécharger ou non une copie plus récente d'un fichier dépend de l'horodatage local et distant et de la taille du fichier. -nc peut ne pas être spécifié au même moment que -N.
Une combinaison avec -O/--output-document n'est acceptée que si le fichier donné en sortie n'existe pas.
Notez que lorsque -nc est spécifié, les fichiers avec les suffixes .html ou .htm seront chargés depuis le disque local et analysés comme s'ils avaient été récupérés sur le Web.
- --backups=sauvegardes
- Avant d'écrire ou d'écraser un fichier, faire une sauvegarde du fichier existant en ajoutant un suffixe .1 (_1 sur VMS) au nom de fichier. De tels fichiers de sauvegarde sont numérotés .2, .3, et ainsi de suite, jusqu'à sauvegardes (et perdus après).
- --no-netrc
- Ne pas essayer d'obtenir des identifiants du fichier .netrc. Par défaut les identifiants sont recherchés dans le fichier .netrc dans le cas où aucun n'ait été passé sur la ligne de commande et qu'une authentification serait nécessaire.
- -c
- --continue
- Continuer à récupérer un fichier partiellement téléchargé. Cela est utile lorsque vous voulez finir un téléchargement commencé lors d'une précédente instance de wget, ou par un autre programme. Par exemple :
wget -c ftp://sunsite.doc.ic.ac.uk/ls-lR.Z
S'il y a un fichier nommé ls-lR.Z dans le répertoire actuel, wget supposera qu'il s'agit de la première partie du fichier distant, et demandera au serveur de poursuivre la récupération à partir d'un décalage égal à la longueur du fichier local.
Remarquez que vous n'avez pas besoin d'indiquer cette option si vous voulez simplement que l'invocation actuelle de wget réessaie de télécharger un fichier si la connexion est perdue en cours de route. C'est le comportement par défaut. -c n'affecte que la reprise des téléchargements commencés avant cette invocation de wget, et dont les fichiers locaux sont toujours en attente.
Sans -c, l'exemple précédent devrait juste télécharger le fichier distant dans ls-lR.Z.1, laissant seul le fichier tronqué ls-lR.Z.
Si vous utilisez -c sur un fichier non vide, et que le serveur ne prend pas en charge la reprise du téléchargement, wget relancera le téléchargement depuis le début et écrasera entièrement le fichier existant.
À partir de Wget 1.7, si vous utilisez -c sur un fichier ayant une taille égale à celui sur le serveur, wget refusera de télécharger le fichier et affichera un message explicatif. La même chose arrive lorsque le fichier est plus petit sur le serveur que celui en local (probablement parce qu'il a été modifié depuis votre dernière tentative de téléchargement) -- parce que « continuing » n'est pas assez explicite, aucun téléchargement n'est lancé.
D'un autre coté, en utilisant -c, tout fichier qui est plus gros sur le serveur qu'en local sera considéré comme un téléchargement incomplet et seulement (longueur(distante) - longueur(locale)) octets seront téléchargés et ajoutés à la fin du fichier local. Ce comportement est appréciable dans quelques cas. Par exemple, vous pouvez utiliser wget -c pour télécharger uniquement la nouvelle partie qui a été ajoutée à une collection de données ou à un fichier journal.
En tout cas, si le fichier est plus gros sur le serveur parce qu'il a été modifié, contrairement à juste ajouté, vous vous retrouverez avec un fichier brouillé. wget n'a pas la possibilité de vérifier que le fichier local est réellement un début valable du fichier distant. Vous devez être particulièrement attentif à cela lors de l'utilisation de -c en combinaison avec -r, vu que tout fichier sera considéré comme un « téléchargement incomplet » potentiel.
Un autre cas où vous obtiendrez un fichier brouillé si vous essayez d'utiliser -c, est celui où vous avez un mandataire HTTP bancal qui insère une chaîne "transfer interrupted") dans le fichier local. Dans le futur, une option "rollback" (retour à l'état précédent) devrait être ajoutée pour gérer ce cas de figure.
Prenez en compte que -c ne fonctionne qu'avec les serveurs FTP et les serveurs HTTP qui prennent en charge l'en-tête "Range".
- --start-pos=OFFSET
- Commencer le téléchargement à la position d'OFFSET par rapport à zéro. Le décalage doit être exprimé en octets, kilooctets avec le suffixe k ou mégaoctets avec le suffixe m, etc.
--start-pos a la priorité sur --continue. Lorsque --start-pos et --continue sont toute deux indiquées, wget émettra un avertissement et procèdera comme si --continue était absent.
La prise en charge du serveur pour la poursuite du téléchargement est nécessaire, sinon --start-pos ne pourra pas aider. Voir -c pour les détails.
- --progress=type
- Sélectionnez le type d'indicateur de progression que vous désirez utiliser. Les indicateurs classiques sont « dot » (point) et « bar » (trait).
L'indicateur "bar" est utilisé par défaut. Il dessine un graphique de barre de progression ASCII (comme un affichage « thermomètre ») indiquant l'état de la récupération. Si la sortie n'est pas une console TTY, la barre de progression « dot » sera utilisée par défaut.
Utilisez --progress=dot pour passer à l'affichage "pointillé"). Il retrace la récupération en affichant des points sur l'écran, chaque point représentant une quantité fixe de données téléchargées.
Le type de progression peut aussi prendre un ou plusieurs paramètres. Les paramètres varient suivant le type sélectionné. Les paramètres sont passés au type en les ajoutant au type, séparés par un deux-points ( : ) comme ceci : --progress=type:paramètre1:paramètre2.
Lorsque vous utilisez la représentation de la récupération par points, vous pouvez définir le style en spécifiant le type comme dot:style. Les différents styles assignent différents rôles à un point. Avec le style « default » chaque point représente 1Ko, il y a dix points par grappe et 50 points sur une ligne. Le style « binary » a plus une orientation du genre « ordinateur » : points de 8Ko, 16 points par grappe et 48 points par ligne (ce qui fait des lignes de 384Ko). Le style « mega » est adapté au téléchargement de gros fichiers : chaque point représentant 64Ko de récupération, il y a huit points dans une grappe, et 48 points sur chaque ligne (chaque ligne contenant 3Mo). Si « mega » n'est pas suffisant, alors vous pouvez utiliser le style « giga » -- chaque point représente 1 Mo récupérés, il y a huit points par grappe, et 32 points par ligne (donc chaque ligne contient 32Mo).
Avec --progress=bar, il y a actuellement deux paramètres possibles, force et noscroll.
Lorsque la sortie n'est pas une console TTY, la barre de progression retombe toujours sur "dot", même si --progress=bar a été passé à wget lors de l'invocation. Ce comportement peut être outrepassé et la sortie "bar" forcée avec le paramètre "force" comme --progress=bar:force.
Par défaut, la barre de progression du style bar fait défiler le nom du fichier de gauche à droite pour le fichier en cours de téléchargement si le nom du fichier dépasse la longueur maximale allouée à son affichage. Dans certains cas, comme avec --progress=bar:force, il peut ne pas y avoir de défilement du nom de fichier dans la barre de progression. En passant le paramètre "noscroll", wget peut être forcé à afficher la plus grande partie possible du nom de fichier sans le faire défiler.
Remarquez que vous pouvez indiquer le style par défaut en utilisant la commande "progress" dans .wgetrc. Ce réglage peut être écrasé par la ligne de commande. Par exemple, pour forcer la barre de sortie à ne pas défiler, utilisez --progress=bar:force:noscroll.
- --show-progress
- Forcer wget à afficher la barre de progression quelque soit le niveau de détail.
Par défaut, wget affiche seulement la barre de progression en mode détaillé. Il est possible de vouloir que wget affiche la barre de progression en accord avec un autre mode de détail comme --no-verbose ou --quiet. Cela peut être désirable lors de l'invocation de wget pour télécharger plusieurs petits et/ou grands fichiers. Dans un tel cas, wget pourrait simplement être invoqué avec ce paramètre pour avoir une sortie plus propre sur l'écran.
Cette option forcera également la barre de progression à être affichée dans stderr lorsqu'elle est utilisée avec l'option --output-file.
- -N
- --timestamping
- Activer l'horodatage.
- --no-if-modified-since
- Ne pas envoyer d'en-tête If-Modified-Since en mode -N. Envoyer d'abord une réponse HEAD à la place. Cela n'est effectif qu'en mode -N.
- --no-use-server-timestamps
- Ne pas régler l'horodatage du fichier local sur celui du serveur.
Par défaut, lorsqu'un fichier est téléchargé, son horodatage est réglé pour correspondre à celui du fichier distant. Cela permet l'utilisation de --timestamping sur les invocations suivantes de wget. Cependant, il est parfois nécessaire de baser l'horodatage du fichier local sur celui de son téléchargement ; l'option --no-use-server-timestamps a été fournie dans ce but.
- -S
- --server-response
- Afficher les en-têtes envoyés par les serveurs HTTP et les réponses envoyées par les serveurs FTP.
- --spider
- Lorsqu'il est invoqué avec cette option, wget se comportera comme un robot d'indexation, il ne téléchargera pas les pages, il vérifiera simplement leur présence. Par exemple, vous pouvez utiliser wget pour vérifier vos marque-pages :
wget --spider --force-html -i marque-pages.html
Cette caractéristique nécessite encore quelques travaux pour se rapprocher des fonctionnalités de véritables robots d'indexation.
- -T secondes
- --timeout=secondes
- Définir le délai d'attente du réseau à secondes. Cela est équivalent à spécifier --dns-timeout, --connect-timeout et --read-timeout, tous en même temps.
Lorsqu'il interagit avec le réseau, wget peut vérifier le délai d'attente et annuler l'opération si cela dure trop. Cela permet d'éviter les anomalies telles que les lectures suspendues et les connexions infinies. Le seul délai d'attente activé par défaut est un délai d'attente de lecture de 900 secondes (15 min). Définir un délai d'attente à 0 désactive l'ensemble. À moins de savoir ce que vous faites, il vaut mieux ne pas changer les réglages du délai d'attente par défaut.
Toutes les options liées au délai d'attente acceptent les valeurs décimales, ainsi que les valeurs en dixième de seconde. Par exemple, 0.1 seconde est un choix classique (bien que peu judicieux) du délai d'attente. Les temps d'attente en dixièmes de seconde sont utiles pour la vérification des temps de réponse du serveur ou pour tester la latence du réseau.
- --dns-timeout=secondes
- Définir le délai de consultation de DNS à secondes. Les recherches DNS qui ne sont pas terminées dans le délai spécifié échouent. Par défaut, il n'y a pas de délai sur les recherches DNS, autre que celui implémenté par les bibliothèques du système.
- --connect-timeout=secondes
- Définir le délai de connexion à secondes. Les connexions TCP qui mettent trop longtemps à s'établir seront annulées. Il n'y a pas de délai de connexion par défaut, autre que celui qui est implémenté par les bibliothèques du système.
- --read-timeout=secondes
- Définir le délai de lecture (et d'écriture) à secondes. Le « temps » de ce délai correspond à idle time : si, à quelque moment du téléchargement, aucune donnée n'est reçue durant plus que le nombre spécifié de secondes, la lecture échoue et le téléchargement est recommencé. Cette option n'influe pas directement sur la durée totale du téléchargement.
Bien sûr, le serveur distant peut choisir de terminer la connexion plus tôt que requis par cette option. Le délai de lecture est de 900 secondes (15 min) par défaut.
- --limit-rate=quantité
- Limiter la vitesse de téléchargement à quantité octets par seconde. Cette quantité doit être exprimée en octets, kilooctets (avec le suffixe k), ou mégaoctets (avec le suffixe m). Par exemple, --limit-rate=20K limitera le débit de récupération à 20 ko/s. Cela est utile lorsque, pour une raison quelconque, vous ne voulez pas que wget consomme toute la bande passante disponible.
Cette option autorise l'usage de nombres décimaux, habituellement en conjonction avec des suffixes de puissance ; par exemple, --limit-rate=2.5k est une valeur classique.
Remarquez que wget implémente la limitation en dormant pendant la durée appropriée après une réception depuis le réseau qui a pris moins de temps que spécifié par le débit. Finalement cela peut causer le ralentissement du tranfert TCP jusqu'à approximativement le débit spécifié. Cependant, il se peut que cela prenne un peu de temps avant de se stabiliser ; ne soyez pas surpris si cette limite n'est pas vraiment respectée lors du transfert de très petits fichiers.
- -w secondes
- --wait=secondes
- Attendre le nombre de secondes spécifié entre deux récupérations. L'utilisation de cette option est encouragée, car elle allège le travail du serveur en diminuant la fréquence des requêtes. Au lieu de secondes, le temps peut être indiqué en minutes en utilisant le suffixe "m", en heures avec le suffixe "h", ou en jours avec le suffixe "d".
L'indication d'une grande valeur pour cette option est pratique si le réseau ou l'hôte de destination est éteint, ainsi wget peut attendre assez longtemps pour raisonnablement espérer que l'erreur réseau soit réparée d'ici le prochain essai. L'intervalle de temps d'attente indiqué par cette fonction est influencé par "--random-wait" qui surveille.
- --waitretry=secondes
- Si vous ne voulez pas que wget attende entre chaque récupération, mais seulement entre les nouvelles tentatives suite à des échecs de téléchargement, vous pouvez utiliser cette option. wget utilisera linear backoff, en attendant une seconde après le premier échec sur un fichier donné, puis deux secondes après le second échec sur ce fichier, jusqu'au nombre maximal de secondes indiqué.
Par défaut, wget prendra une valeur de dix secondes.
- --random-wait
- Certains sites web peuvent effectuer une analyse des journaux pour identifier les programmes d'extraction tels que wget en recherchant des similitudes statistiquement significatives dans le délai entre les requêtes. Cette option fait varier entre 0,5 et 1,5 * secondes d'attente, où secondes d'attente est indiquée par l'usage de l'option --wait, pour masquer la présence de wget à partir de ce type d'analyse.
Un article est paru en 2001 dans une publication consacrée au développement sur une plate-forme populaire grand public qui fournissait un code permettant d'effectuer cette analyse à la volée. Son auteur a suggéré un blocage au niveau des adresses de classe C pour s'assurer que les programmes d'extraction automatique soient bloqués malgré le changement des adresses fournies par le DHCP.
L'option --random-wait a été inspirée par cette recommandation peu judicieuse qui consiste à bloquer l'accès à un site web à de nombreux utilisateurs non concernés en raison des actions d'un seul.
- --no-proxy
- Ne pas utiliser de mandataire, même si la variable d'environnement appropriée *_proxy est définie.
- -Q quota
- --quota=quota
- Indiquer le quota de téléchargement pour l'extraction automatique. Cette valeur peut être indiquée en octets (par défaut), kilooctets (avec le suffixe k) ou mégaoctets (avec le suffixe m).
Remarquez que le quota n'affectera jamais le téléchargement d'un seul fichier. Donc si vous indiquez wget -Q10k https://example.com/ls-lR.gz, tout le fichier ls-lR.gz sera téléchargé. C'est la même chose lorsque plusieurs URL sont indiquées sur la ligne de commande. Le quota n'est seulement vérifié qu'à la fin de chaque fichier téléchargé, donc il ne provoquera jamais le téléchargement partiel d'un fichier. Ainsi vous pouvez tranquillement taper wget -Q2m -i sites, le téléchargement s'arrêtera après que le fichier qui dépasse le quota a été complètement téléchargé.
Définir le quota à 0 ou à inf retire la limite du quota de téléchargement.
- --no-dns-cache
- Désactiver la mise en cache des recherches de DNS. Normalement, wget se souvient des adresses IP qu'il a recherché auprès de DNS afin de ne pas avoir à contacter de manière répétée le serveur DNS pour le même (généralement petit) ensemble d'hôtes utilisé pour la récupération. Ce cache n'existe qu'en mémoire ; un nouveau lancement de wget recontactera encore le DNS.
Cela dit, il a été rapporté que dans quelques situations, il n'est pas désirable de mettre en cache les noms d'hôtes, même pour la durée d'une application brève et rapide comme wget. Avec cette option, wget effectue une nouvelle recherche DNS (plus précisément, un nouvel appel à "gethostbyname" ou "getaddrinfo") à chaque nouvelle connexion. Veuillez prendre en compte que cette option n'affectera pas la mise en cache qui pourrait être effectuée par la bibliothèque de résolution ou par une couche de mise en cache externe, telle que NSCD.
Si vous ne comprenez pas exactement ce que fait cette option, vous n'en avez probablement pas besoin.
- --restrict-file-names=modes
- Modifier les caractères trouvés dans les URL distants qui doivent être protégés lors de la génération des noms de fichiers locaux. Les caractères qui sont restreints par cette option sont protégés, c'est-à-dire remplacés par %HH, où HH est le nombre hexadécimal qui correspond au caractère restreint. Cette option peut aussi être utilisée pour forcer les caractères alphabétiques à être soit en minuscules, soit en capitales.
Par défaut, wget protège les caractères qui ne sont pas valables ou sûrs dans les noms de fichiers pour votre système d'exploitation, ainsi que pour les caractères de contrôle habituellement impossibles à afficher. Cette option est utile pour changer ce comportement par défaut, peut être parce que vous téléchargez dans une partition non native, ou parce que vous voulez désactiver la protection des caractères de contrôle, ou parce que vous voulez restreindre encore plus de caractères à ceux de la plage de valeurs ASCII.
Les modes sont un ensemble de valeurs textuelles séparées par des virgules. Les valeurs acceptées sont unix, windows, nocontrol, ascii, lowercase et uppercase. Les valeurs unix et windows sont mutuellement exclusives (l'une écrasera l'autre), de même pour lowercase et uppercase. Ces deux dernières sont des cas spéciaux, car elles ne changent pas l'ensemble des caractères qui devraient être protégés, mais plutôt forcent les chemins de fichier local à être converti soit en minuscules ou en capitales.
Lorsque "unix" est indiqué, wget protège le caractère / et les caractères de contrôle dans les plages de 0 à 31 et de 128 à 159. C'est le comportement par défaut pour les systèmes d'exploitation de type Unix.
Lorsque "windows" est indiqué, wget protège les caractères \, |, /, :, ?, ", *, <, >, et les caractères contrôle dans les plages de 0 à 31 et de 128 à 159. En plus de cela, wget en mode Windows utilise + au lieu de : pour séparer l'hôte et le port dans les noms de fichiers locaux, et utilise @ au lieu de ? pour séparer la partie requête du nom de fichier du reste. Par conséquent, une URL qui aurait été sauvegardée en www.xemacs.org:4300/search.pl?input=blabla en mode Unix pourrait l'être en www.xemacs.org+4300/search.pl@input=blabla en mode Windows. C'est le mode par défaut sur Windows.
Si vous indiquez nocontrol, alors la protection des caractères de contrôle est aussi désactivée. Cette option est utile lorsque vous téléchargez des URL avec des noms contenant des caractères UTF-8 sur un système qui peut sauvegarder et afficher les noms de fichiers en UTF-8 (certaines valeurs d'octets possibles utilisées dans les séquences d'octets UTF-8 tombent dans la plage de valeurs désignée par wget comme "contrôles").
Le mode ascii est utilisé pour spécifier que tous les octets dont la valeur est en dehors de la plage de caractères ASCII, (c'est-à-dire supérieure à 127) doivent être protégés. Cela est utile lors de la sauvegarde des noms de fichiers dont l'encodage ne correspond pas à celui utilisé en local.
- -4
- --inet4-only
- -6
- --inet6-only
- Forcer la connexion vers les adresses IPv4 ou IPv6. Avec --inet4-only ou -4, wget ne se connectera qu'à des hôtes IPv4, ignorant les enregistrements AAAA du DNS, et refusant de se connecter aux adresses IPv6 indiquées dans les URL. Au contraire, avec --inet6-only ou -6, wget ne se connectera qu'aux hôtes IPv6 et ignorera les enregistrements A et les adresses IPv4.
Aucune de ces options ne devrait être normalement nécessaire. Par défaut, un wget prenant en charge IPv6 utilisera la famille d'adresses spécifiée par l'enregistrement DNS de l'hôte. Si le DNS répond avec à la fois des adresses IPv4 et IPv6, wget les essaiera dans l'ordre jusqu'à ce qu'il en trouve une pour se connecter. Consultez aussi l'option "--prefer-family" décrite ci-dessous.
Ces options peuvent être utilisées pour forcer délibérément l'usage des familles d'adresses IPv4 ou IPv6 sur les systèmes avec les deux familles, habituellement pour aider au débogage ou s'occuper d'une configuration réseau défaillante. Seulement l'une des options --inet6-only et --inet4-only peut être indiquée au même moment. Aucune option n'est disponible si wget a été compilé sans la prise en charge de IPv6.
- --prefer-family=none/IPv4/IPv6
- Lors d'un choix avec plusieurs adresses, se connecter d'abord aux adresses indiquées dans la famille d'adresses. Par défaut, l'ordre des adresses renvoyé par DNS est utilisé sans changement.
Cela permet d'éviter les erreurs et les tentatives de connexion intempestives lors de l'accès à des hôtes dont l'adresse est à la fois IPv6 et IPv4 à partir de réseaux IPv4. Par exemple, www.kame.net se résout en 2001:200:0:8002:203:47ff:fea5:3085 et en 203.178.141.194. Lorsque la famille souhaitée est "IPv4", l'adresse IPv4 sera utilisée en premier ; lorsque la famille souhaitée est "IPv6", l'adresse IPv6 sera utilisée en premier ; si la valeur indiquée est "none", l'ordre des adresses renvoyé par DNS est utilisé sans changement.
Contrairement à -4 et -6, cette action n'empêche pas l'accès à une quelconque famille d'adresse, elle change juste l'ordre dans lequel on accède aux adresses. Remarquez aussi que le réordonnancement effectué par cette option est stable : il n'affecte pas l'ordre des adresses de la même famille. C'est-à-dire que l'ordre relatif de toutes les adresses IPv4 et de toutes les adresses IPv6 reste intact dans tous les cas.
- --retry-connrefused
- Considérer "connection refused" comme une erreur passagère et réessayer. Normalement, wget abandonne une URL lorsqu'il ne parvient pas à se connecter au site, car l'échec de la connexion est considéré comme un signe que le serveur ne fonctionne pas du tout et que de nouvelles tentatives ne seraient d'aucune utilité. Cette option est destinée à la mise en miroir de sites peu fiables dont les serveurs ont tendance à disparaître pendant de courtes périodes.
- --user=utilisateur
- --password=mot_de_passe
- Indiquer le nom d'utilisateur utilisateur et le mot de passe mot_de_passe pour la récupération des fichiers à la fois FTP et HTTP. Ces paramètres peuvent être écrasés par l'utilisation des options --ftp-user et --ftp-password pour les connexions FTP et les options --http-user et --http-password pour les connexions HTTP.
- --ask-password
- Demander un mot de passe pour chaque connexion établie. Ne peut pas être indiqué quand --password est déjà utilisé, car ils sont mutuellement exclusifs.
- --use-askpass=commande
- Demander un utilisateur et un mot de passe en utilisant la commande indiquée. Si aucune commande n'est indiquée, alors la commande dans la variable d'environnement WGET_ASKPASS est utilisée. Si WGET_ASKPASS n'est pas définie, alors la commande dans la variable d'environnement SSH_ASKPASS est utilisée.
Vous pouvez définir la commande par défaut pour use-askpass dans .wgetrc. Ce réglage peut être écrasé par la ligne de commande.
- --no-iri
- Désactiver la prise en charge des URI internationalisés (IRI). Utiliser --iri pour l'activer. La prise en charge des IRI est activée par défaut.
Vous pouvez définir l'état par défaut de la prise en charge des IRI en utilisant la commande "iri" dans .wgetrc. Ce réglage peut être écrasé par la ligne de commande.
- --local-encoding=encodage
- Forcer wget à utiliser encodage comme système d'encodage par défaut. Cela influe sur la manière dont wget convertit les URL indiqués comme arguments de paramètres régionnaux vers UTF-8 pour la prise en charge d'IRI.
wget utilise la fonction "nl_langinfo()" et donc la variable d'environnement "CHARSET" pour obtenir les paramètres régionaux. Si cela échoue, ASCII sera utilisé.
Vous pouvez définir l'encodage local par défaut en utilisant la commande "local_encoding" dans .wgetrc. Ce réglage peut être écrasé par la ligne de commande.
- --remote-encoding=encodage
- Forcer wget à utiliser l'encodage comme encodage par défaut du serveur distant. Cela affecte la façon dont wget convertit les URI trouvés dans les fichiers de l'encodage distant en UTF-8 lors d'une récupération récursive. Cette option n'est utile que pour la prise en charge d'IRI, pour interpréter les caractères qui ne sont pas ASCII.
Pour HTTP, l'encodage distant peut être trouvé dans l'en tête HTTP "Content-Type" et dans les méta-étiquettes HTML "Content-Type http-equiv".
Vous pouvez définir l'encodage par défaut avec la commande "remoteencoding" dans .wgetrc. Ce réglage peut être écrasé en ligne de commande.
- --unlink
- Forcer wget à délier le fichier au lieu d'écraser le fichier existant. Cette option est utile pour le téléchargement dans le répertoire avec des liens en dur (« hardlinks »).